Les ports du Finistère, un facteur majeur de l’attractivité du département

Port de Concarneau

Avec près de 100 infrastructures qui bordent les 1200 km de son littoral, le Finistère dispose du plus dense maillage français. Entre ports de pêche, de commerce, de plaisance, de croisière ou port militaire, le département diversifie ses activités et se place en position de leader sur tous les secteurs d’activités.

Embarquement à la découverte de quelques escales océaniques.

Concarneau, un port majeur dans le domaine de la construction et de la réparation navale

Concarneau, au fil des siècles, a su se spécialiser et améliorer ses infrastructures jusqu’à devenir un temple de la construction navale en Finistère et un pôle d’excellence unique sur la façade atlantique. Organe vital de l’économie locale, le secteur industriel fait vivre la ville et représente aujourd’hui 55 entreprises et plus de 1300 emplois. De grandes entreprises à la renommée internationale et des chantiers navals d’exception s’y sont installés et attirent des armateurs privés ou publics, civils ou militaires, venus y effectuer leurs travaux de maintenance ou passer commande pour de nouveaux navires. Ils bénéficient d’une infrastructure et des services performants du port, en évolution permanente depuis des décennies.

Piriou, chantier naval

Guy et Michel Piriou se sont imposés sur le port de Concarneau il y a près de 55 ans tout d’abord en réparant puis en construisant des bateaux de pêche artisanale et semi-industrielle. Aujourd’hui, le chantier, devenu le groupe Piriou, a élargi le champ des possibles en matière de construction et de maintenance et représente un millier d’emplois dont 400 en Bretagne, avec l’implantation de différentes filiales notamment en France, au Nigéria, au Vietnam et plus récemment en Algérie.

Les scaphandriers de la mer

Ils intriguent, inspirent, et fascinent parfois. Avec leur casque sur la tête, la combinaison hermétique et leurs différents appareillages, les scaphandriers de la mer sont les cosmonautes des fonds marins. Véritables mécaniciens de nos rivières, fleuves, mers et océans, ils s’activent au quotidien pour nettoyer ou réparer les canalisations, vérifier la bonne solidité des infrastructures sous-marines et maintenir le bon fonctionnement des égouts et stations d’épuration. Une aventure subaquatique à des mètres de profondeur qu’il ne faut pas prendre à la légère et qui demande un éventail de compétences.

Les scaphandriers sont des ouvriers de la mer. Sur terre, on a des chaudronniers, des menuisiers, des coffreurs… Sous l’eau, ils doivent savoir tout faire.

Roscoff & Morlaix, escales incontournables pour les plaisanciers en nord Finistère

Roscoff

Le port de Roscoff, l’un des rares ports en eau profonde en Finistère, compte 625 places dont 50 visiteurs et peut accueillir des navires d’une longueur allant jusqu’à 18m et plus le long de la panne de service. Port de plaisance aujourd’hui, le port de Roscoff doit sa renommée à son histoire, puisqu’il a été le berceau de la Brittany ferries, entreprise désormais mondialement connue pour ses traversées Outre-Manche et vers l’Espagne.

Roscoff
Crédit photo – Roscoff – Haut-Léon Communauté

Brittany Ferries

Il y a 46 ans, débutaient les toutes premières rotations BAI vers Plymouth. BAI (pour Bretagne – Angleterre – Irlande) avait pour objectif le désenclavement de la Bretagne et le transport des productions agricoles bretonnes. C’est en 1974 que la BAI deviendra la Brittany Ferries et commencera les traversées de passagers et c’est ainsi que le tourisme de masse débutera. Aujourd’hui, c’est plus de 550 000 passagers qui transitent chaque année par le port de Roscoff en direction de l’Irlande ou de la Grande-Bretagne.

Morlaix

Joli port de plaisance de 200 places sur ponton ou à quai, le port de Morlaix comporte un bassin de navigation plaisance et est accessible par la mer en remontant la rivière. Petit coin de paradis pour les plaisanciers, le port est bercé par les maisons de pierre, la manufacture des tabacs datant du 18ème siècle et par le magnifique viaduc, supervisant fièrement la ville. Port moderne, Morlaix reçoit tout navire jusqu’à 3 mètres de tirant d’eau grâce à son écluse récemment réhabilitée, s’ouvrant, de jour, trois fois par marée.

Le futur du port du Diben

15 millions d’euros, c’est le montant des futurs projets pour le port du Diben, projet, réfléchit en cohérence avec les autres sites portuaires de la Baie de Morlaix. Engagé puis abandonné en 2012, un projet de développement est de nouveau d’actualité et peut enfin voir le jour grâce aux nouvelles démarches entreprises. Après concertations entre plaisanciers, pêcheurs et habitants, c’est un investissement co-construit qui améliorera la qualité du service et des conditions d’accueil des différentes clientèles. Élargissement de la digue de Diben, création d’une zone technique de pêche et maison de la pêche, valorisation du site, préservation du patrimoine naturel et paysager….un développement en bonne voie pour une amélioration du cadre de vie de tous.

Morlaix
Crédit Photo – Morlaix Communauté

Brest joue la carte des croisières

Si Brest est réputé pour son port militaire, le deuxième de France, il n’en demeure pas moins un lieu de passage pour les grandes compagnies de croisières. En 2019, la cité du Ponant espère dépasser les 22 000 croisiéristes, accompagnés par plus de 8 000 membres d’équipage. Les bateaux qui font escale dans la ville lors de croisières sont de manière générale des petites ou moyennes unités, avec 80 à 1200 passagers à bord et ce sont les Américains qui arrivent en tête des visites avec 63% ; les Allemands et les Britanniques complètent le podium avec 22% et 15% respectivement. Cette année, ce sont 17 escales de croisières qui sont programmées avec notamment le Disney Magic qui saura ravir les plus petits en emmenant de la magie à bord !

Quimper, le renouveau du port du Corniguel

Sur les bords de l’Odet, c’est un espace complètement repensé qui pourrait voir le jour à partir de 2020 sur le port de Corniguel. S’il est moins connu que ses prédécesseurs historiques comme les ports du Cap-Horn ou de Locmaria, le Corniguel mérite pourtant qu’on s’y attarde et qu’on l’envisage d’un nouvel œil. Longtemps oublié, ce terrain bâti après la seconde guerre permettrait pourtant aux Quimpérois de faciliter l’accès à la mer. Une étude sur le devenir du port vient d’être lancée. A ce jour, quatre entreprises (liées au tourisme, construction navale et transport maritime) se partagent l’espace qui pourrait être la nouvelle zone d’attractivité de Quimper Bretagne Occidentale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *